Jean-Louis
MAHJUN
En 1970, il crée, chez Vogue, le premier groupe Mahjun, influencé
par Captain Beefheart, Hendrix et Zappa. Viennent ensuite deux
LP chez Saravah et les rencontres avec Barouh, Caussimon, Mc
Neil, Higelin, etc... qui l'amèneront à la chanson française.
Premier album solo en 1978 - premier succès grand public en
80 avec le sixième LP - 10 ans de scènes francophones : La Rochelle,
Bourges, Nyons, Grand Prix du Festival de Spa, Théâtre de la
Ville de Paris. La préparation du dixième LP tourne court :
le label ferme ses portes, les bandes sont perdues.
Après
deux ans d'errance, c'est la rencontre avec Alain Giroux et
le début d'une nouvelle aventure, et, 700 concerts plus tard,
il est reconnu comme le premier violoniste de blues (Trophée
France Blues 1998).
Alain
GIROUX
Vers la fin des années 50, Alain Giroux, alors jeune guitariste
nourri de Brassens, tombe dans la marmite du blues à l'écoute
d'un disque de Big Bill Broonzy. L'effet est immédiat et durable.
Il écoute et assimile les styles de tous ces guitaristes qui,
de Blind Lemon Jefferson à John Lee Hooker, en passant par Robert
Johnson et de nombreux autres, ont fait l'Histoire du Blues.
Considéré
comme l'un des meilleurs représentants du blues acoustique en
France, un pionnier dans ce domaine, il a à son actif neuf albums,
des vidéos pédagogiques, des méthodes de guitare. Il anime par
ailleurs des stages et des ateliers.
Après avoir tourné avec Bill Deraime, puis Jean-Jacques Milteau,
il partage la scène, depuis plus de dix ans maintenant, avec
Jean-Louis Mahjun.
Cette
"Rencontre du deuxième type", explosive dès les premières mesures,
devait donner naissance à un véritable duo des plus originaux.
Tandem stratosphérique où le violon alto et la mandoline de
Jean-Louis Mahjun - "l'irréel violoniste atomique" (Rock & Folk)
- tissent des impétuosités sonores sur la voix éraillée, la
rythmique swing, les riffs courts et tranchants de la guitare
d'Alain Giroux.
Deux
personnages, deux styles apparemment opposés mais éminemment
complémentaires. Un vrai "mini big band" qui offre une musique
dense, féconde, où feeling et virtuosité se répondent... où
un boogie-woogie peut soudainement se teinter d'accents tziganes,
irlandais ou rock 'n' roll, sans que les puristes y trouvent
à redire.
Improvisations, contorsions harmoniques et purs états de grâce...
L'aisance pyrotechnique de deux grands ! Leur complicité sur
scène a fait de leur spectacle un régal pour les yeux et les
oreilles.